18 mars 2011

La Chanson de la semaine (45) : The Devil lives in my husband's body + Ungawa Pt.2 (PULSALLAMA)

Pulsallama fut un groupe à l'existence brève, formé au tout début des années 1980, à New-York, composé d'une douzaine de musiciennes qui forment une sorte d'étrange et géniale battucada punk, au sens de l'humour aiguisé. On ne compte qu'une poignée de morceaux enregistrés, et je ne leur connais que deux EPs sortis en 1981 et 1983 (si quelqu'un connaît d'autres morceaux, je suis preneur !). "The Devil lives in my husband's body" est le titre phare du premier d'entre eux. Côté musique, on a affaire à l'un de ces OMNI (objet musical non identifié) post-punk dont le groupe est coutumier : une armée de percussions, une vague mélodie légèrement dissonante en fond, un chant à la limite du spoken word et des choeurs collectifs. Dans le genre, je ne saurais trop vous recommander d'écouter la face B de ce EP, le génial "Ungawa Pt.2" (déjà passé dans mon émission, d'ailleurs), mon morceau préféré de ce groupe, que je vous mets à la suite du coup. Côté texte, "The Devil lives in my husband's body" donne le ton décalé et humoristique dont le groupe, là encore, est coutumier. Dans cette chanson, la narratrice raconte, effrayée, comment son mari s'enferme tous les soirs dans son garage et y pousse d'étranges hurlements... Elle décide alors d'appeler sa voisine Hilda (dont la principale caractéristique est de vivre avec 17 chats) pour exorciser son mari. Bref, une histoire bien barrée racontée avec beaucoup d'humour et un sens du grotesque très drôle ! Je ne résiste pas au plaisir de vous mettre, ci-dessous, le clip réalisé alors pour cette chanson qui, en plus de constituer une pièce très intéressante dans l'histoire de l'évolution du clip, se moque avec bonheur de la vie résidentielle des classes moyennes américaines (encore que la gelée verte du début fasse plutôt penser à l'Angleterre...) :

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Et je rajoute donc, à la suite, le morceau "Ungawa Pt.2" :

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