30 avril 2011

La Chanson de la semaine (51) : Breathe + Tell me + 17 (LINNAKE)

Linnake est un trio parisiano-lyonnais avec Jeanne Added au chant (et quelle chanteuse!) et à la basse, Julien Desprez à la guitare et Sébastien Brun à la batterie. Leur disque est sorti récemment sur le label Carton qui, en trois sorties pour l'instant (avec les groupes OK et Irene dont je vous parlerai très prochainement), fait déjà partie des labels à suivre avec assiduité. Une fois de plus, j'ai craqué : au lieu de ne vous parler que d'une seule chanson (comme le voudrait le titre de cette rubrique), je vous en propose trois (ce qui, sur un disque qui en compte cinq, fait un bon ratio...). C'est plutôt bon signe, à chaque fois : impossible de choisir entre tous ces morceaux qui tous, pour une raison ou pour une autre, me semblent à découvrir de toute urgence. Chacun de ces titres met en avant une couleur et une facette différente du groupe Linnake. "Breathe" propose un rock indé comme je l'aime (rugueux, malin, tendu) qui évoque inévitablement une PJ Harvey à sa meilleure époque (puisque, pour vous qui ne connaissez pas encore ce groupe, il faut bien en passer par le petit jeu des comparaisons). "Tell me" est, lui, un morceau furibard, à la fois bruitiste, explosif et j'oserai dire "dansant" (du genre sauvage), à situer du côté du post-punk. "17", enfin, est une ballade élégante, très belle, d'abord émouvante et puis, à mesure que le morceau évolue, de plus en plus impressionnante et fascinante. Bref, quand on a reçu ce disque à la radio, on a tous été scotchés... Le tout était emballé dans une pochette carton sobre et élégante.  Si vous voulez vous procurer ce disque en format Cd, vous pouvez aller voir ici, et en format mp3 vous n'avez qu'à suivre le lien vers leur page Bandcamp à partir du lecteur des trois morceaux que je vous propose de découvrir ci-dessous :

28 avril 2011

Le Quartier de la Confluence à Lyon (3ème partie): Détails critiques...

Troisième et dernière partie de ce petit photo-reportage dans le nouveau quartier de la Confluence, sur la presqu'île à Lyon. Après nous être intéressés au nouveau type d'architecture mis en place dans ce quartier et avoir proposé une sorte de contre-champs nostalgique sur l'ancienne "zone", cette nouvelle série essaie de cerner de façon critique l'esprit et les enjeux d'un tel projet urbain en s'attardant sur quelques petits détails. Au programme : visite du village de vente du quartier, arrêt sur ces tableaux d'architectes qui nous présente une image idéalisée des lieux à venir (où les passants semblent avoir un téléphone portable greffé sur le crâne), petit aperçu des innombrables panneaux d'interdiction ou de vidéosurveillance qui jalonnent les lieux, arrêt devant ces nouveaux ghettos de riches qui se mettent en place (protégés par d'imposantes barrières qui interdisent tout accès), immeuble à l'effigie de GDF Suez, etc. Au passage, je me suis amusé à relever tous ces slogans publicitaires qui font la propagande de ce vaste projet urbain à travers des formules aussi emphatiques que révélatrices comme : "aujourd'hui, une nouvelle vie", "comme une île dans la ville", "hier le marché de gros, demain le quartier du marché : un centre ville prolongé"... Enfin, ces quelques photos donnent un aperçu du type d'activités proposées dans le quartier : bureaux, "pôle de loisirs et de commerces" (que ces deux termes soient devenus à ce point indissociables et synonymes ne devrait cesser de nous interpeler...) et galeries d'art luxueuses (de quoi donner de nouveaux arguments à tous-tes ceux-celles qui insistent sur le rôle joué par ce type de commerces et par l'argument culturel dans le processus de gentrification). En guise de provocation, un colleur d'affiche anonyme a étalé en grand, sur un bâtiment destiné à l'implantation de nouvelles galeries d'art, l'adresse suivante : "artistes, encore un effort" (parodiant le titre de cette célèbre brochure révolutionnaire fictive "Français, encore un effort si vous voulez être républicains" que Sade insérait dans La Philosophie dans le boudoir). Au final, je suis reparti de ce quartier chic et choc avec un constat assez amer en tête : on ne va guère s'amuser par ici...
(vous pouvez cliquer sur les photos pour agrandir...)


A suivre, prochainement (j'en parlerai ici), un article un peu plus détaillé sur le sujet dans le second numéro de l'Internationale Utopiste...

26 avril 2011

S.A.V. sur Radio Canut : Spéciale "chansons de la semaine" (émission du 26 avril 2011)

Le blog de "S.A.V." fête ses un an cette semaine ! Pour l'occasion, l'émission d'aujourd'hui était toute entière consacrée aux "chansons de la semaine", la rubrique hebdomadaire de ce site, et en proposait une sélection de 16 groupes. Au programme, il y avait : Monks, Harlem, Electrelane, Richard Hell and The Voidoids, The Slits, Kleenex/Liliput, Scout Niblett, Michel Cloup, Michael Hurley, EMA, Minutemen, Death Sentence:Panda!, Pussy Galore, Shannon Wright, Mika Miko et Gun Outfit (cliquez sur le nom des groupes pour accéder à leur présentation détaillée). L'émission est en libre écoute/téléchargement ci-dessous et la playlist détaillée est à suivre dans les commentaires :


Pour télécharger le podcast de l'émission (fichier mp3), cliquez ici (clic droit puis "enregistrer la cible du lien sous...")

23 avril 2011

La Chanson de la semaine (50) : No one's wrong + Kidnapped by Neptune + Black hearted queen + The Calcination of Scout Niblett (Scout Niblett)

Scout Niblett (de son vrai nom Emma Louise Niblett) se promène de scènes en scènes depuis une dizaine d'années, le plus souvent dans la configuration minimaliste chant/guitare électrique. Il faut insister sur ce dernier point : Scout Niblett n'a rien d'une artiste folk. Son univers, c'est le rock indé américain façon Mudhoney, Sonic Youth et Nirvana et, quand on cherche à la comparer à quelques-unes de ses contemporaines, les noms de Cat Power ou de PJ Harvey (à ses débuts...) sont ceux qui reviennent le plus souvent. Sur ses disques, elle alterne pépites rock indé (avec, parfois, des airs de blues minimalistes, notamment sur le dernier disque) et ballades toujours un peu bancales et d'autant plus belles, le tout avec un son toujours assez brut (façonné, sur la plupart de ses albums par le célèbre producteur Steve Albini). Elle a sorti cinq véritables albums, depuis Sweet Heart Fever (en 2001) jusqu'à The Calcination of Scout Niblett (en 2010). Entre, il y a eu Kidnapped by Neptune (2005), I am (2003) et This Fool can die now (sorti en 2007), avec quelques très chouettes duo avec Bonnie Prince Billy. Plusieurs extraits de ces divers disques sont à découvrir ci-dessous (et dans l'ordre chronologique, en plus! ce n'est même pas vraiment fait exprès) : d'abord deux "tubes" de rock indé rugueux "No one's wrong" (de I am) et "Kidnapped by Neptune" (de l'album du même nom) puis le très beau "Black hearted queen" (de This Fool can die now) et, enfin, "The Calcination of Scout Niblett" extrait de son dernier album du même nom. Après avoir écouté tout ça, vous n'aurez plus qu'à vous procurer tous ses albums au plus vite !

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21 avril 2011

Le Quartier de la Confluence à Lyon (2ème partie): Contre-champs sur la zone

Suite du petit reportage photo sur le quartier de la Confluence, à Lyon, dans lequel je me suis lancé sur ce blog, après la 1ère partie, jeudi dernier, sur le type d'architecture mis en place dans ce nouveau quartier de luxe. Les photos d'aujourd'hui (prises, pour info, le même jour que celles de la série précédente) proposent une sorte de contre-champs sur les anciens bâtiments et la "zone" qui est, peu à peu, détruite et remplacée par ces "luxueux" cubes de verre et de métal qui constituent le nouveau paysage de ce quartier. Le chantier est loin d'être fini, en effet. Toute la partie à proximité du confluent du Rhône et de la Saône reste encore à construire (à supposer que le projet extravagant du "musée de la confluence" finisse par voir le jour, les architectes de ce projet ayant oublié que toute cette partie de la presqu'île est artificielle et n'a aucun sol dur). On y croise encore quelques habitations de fortune, comme ce vieux bus "désossé" dans lequel la personne qui vit là m'a expliqué être installée depuis 15 ans. Côté Rhône, les immenses entrepôts de l'ancien marché gare existent toujours (même si leur accès est surveillé par des vigiles en voiture, comme j'en ai vite fait le constat). Si les camionnettes du cour Charlemagne ont disparu, on croise encore, le long du périph', des groupes de prostituées (des pays de l'est, apparemment...). Enfin, le secteur aux alentours des anciennes prisons St-Paul et St-Joseph (aujourd'hui en cours de réaménagement - pour y installer l'université catho à la place ?) a gardé son côté "populaire". 
Mais revenons à la zone ! Il ne manquera sans doute pas de personnes pour préférer les nouveaux immeubles de ce quartier à cette ancienne friche industrielle (d'anciens docks). On dira qu'on ne pouvait laisser à l'abandon toute cette partie de la ville. Pourtant, quel terrain formidable de jeu c'était ! Je dois être un peu fou (mais je sais que je ne suis pas le seul...) mais je trouve un attrait "poétique" très fort à ce genre de lieux.  Je garde le souvenir ému de longues déambulations dans ce type d'espace vide perdu où l’absence crée le pressentiment irrationnel d’une apparition prochaine. En plus de trouver un certain charme à tous ces bâtiments abandonnés (et, autrefois, recouverts de magnifiques graffs), c’est ce que les gens sensés n’aiment généralement pas qui m’attirait ici : tout est possible, on est à découvert, en terre interdite, on viole des territoires déserts tandis qu’une forme de menace improbable plane tout autour de nous. Bref, cette seconde série de photos, en plus de documenter l'évolution de ce nouveau quartier a, pour moi, quelque chose de nostalgique...
Troisième série de photos sur la Confluence, jeudi prochain, tentant de cerner de façon critique  l'esprit et les enjeux de ce nouveau quartier (en faisant attention à ces petits détails qui en disent souvent long sur l'esprit d'un lieu...). En attendant, retour en photo, ci-dessous, sur un quartier en chantier où un espace en remplace un autre :

19 avril 2011

S.A.V. sur Radio Canut : Emission du 19 avril 2011

Une émission très variée cette semaine, consacrée en très large partie à l'actualité, avec tout un tas de musiques "post-quelque chose" (punk ou rock, suivant les cas), avec, entre autres : Naked on the vague, The Psychic Paramount, Times New Viking, un extrait du nouvel album de Low, quelques sorties du label Constellation (Efrim Manuel Menuck, Esmerine, Matana Roberts), etc. Au programme aussi quelques groupes plus anciens et méconnus sauvés des oubliettes de punk allemand du début des années 1980 (Schund, Unter Rock) ou du post-punk anglais de la même époque (Marc Riley and the Creepers). Comme d'hab', l'émission est en libre écoute/téléchargement ci-dessous et la playlist détaillée est à suivre dans les commentaires :


Pour télécharger le podcast de l'émission (fichier mp3), cliquez ici (clic droit puis "enregistrer la cible du lien sous...")

16 avril 2011

La Chanson de la semaine (49) : Our lady of parc extension and her munificent sorrows + Chickadees' roar pt.2 (Efrim Manuel Menuck)

Après s'être investi dans une multitude de projets, collectifs et groupes marquants, de Godspeed You Black Emperor à Thee Silver Mount Zion Memorial Orchestra, Efrim Manuel Menuck sortira son premier album solo "High Gospel", le 24 mai prochain, sur le label Constellation. Les deux extraits suivants qu'on peut déjà écouter ont de quoi nous rendre impatients ! On y retrouve tout ce qui caractérise "le style Efrim" : de vastes paysages sonores, des guitares saturées de delays, un chant qui tient plus de la scansion que de la mélodie articulée, des morceaux qui ne cessent de progresser en intensité, tenant toujours ce fragile équilibre entre émotion, lyrisme et emphase. Tandis que "Our lady of parc extension..." ne dépaysera pas trop les fans des deux groupes pré-cités, "Chickadees roar pt.2" est, lui, une longue plage instrumentale d'"ambiance" pourrait-on dire qui débute très haut perchée et s'achève dans des "fields recordings". Le tout est à écouter ci-dessous :

our lady of parc extension and her munificent sorrows by Constellation Records
  chickadees' roar pt. 2 by Constellation Records

14 avril 2011

Le Quartier de la Confluence à Lyon : 1ère partie, "Une architecture spectaculaire"

Le nouveau quartier de la Confluence, qui s'étend au-delà de Perrache, sur la presqu'île à Lyon, se veut le fleuron de la ville en matière d'architecture moderne et de nouveau quartier de luxe. Toute personne qui fréquente régulièrement les lieux depuis plusieurs années a ainsi vu tomber, uns à uns, tous les vieux docks et disparaître cette zone autrefois passionnante à arpenter (c'était ce genre de secteur où tout semblait possible, y compris le pire). La dernière fois que je m'y étais rendu, les premiers bâtiments modernes étaient sortis de terre mais l'essentiel du quartier n'était encore qu'un vaste chantier inaccessible aux piétons. Curieux de suivre l'évolution de ce quartier, j'y suis retourné l'autre jour, avec mon appareil photo, et y ait passé mon après-midi et ma soirée. Même si tout est loin d'être fini, les travaux ont avancé assez vite et, aujourd'hui, l'ancienne "zone" où j'adorais me promener a été remplacée par un quartier de luxe à l'architecture "futuriste". On peut déjà y observer tout ce qui se fait de plus extravagant en matière d'architecture : formes destructurées, choix des matériaux et autres prouesses de fer et de verre. Le tout est à la fois fascinant et répulsif. Ces grandes allées ouvertes et ces bunkers d'un genre moderne (puisque le cube semble être l'unité de base de ce quartier) créent un espace sans mystère, chic et aseptisé, où fleurissent galeries de luxe, ghettos de riches clos et dont l'accès est barré au piéton par de grandes barrières et futurs "pôles de loisirs et de commerce".
De cet après-midi à déambuler dans le quartier, j'ai ramené quelques discussions (depuis un riche parisien qui venait investir dans le quartier jusqu'à un homme d'une cinquantaine d'années qui vit depuis 15 ans dans l'épave d'un vieux bus aménagé en une sorte de camping-car), bon nombre d'observations pour une sorte de relevé "psychogéographique" du quartier dont je vous tiendrais au courant de la rédaction et puis des tonnes de photos prises à la volée. Voilà qui m'a donné l'idée d'une sorte de "reportage photo" que je publierai sur ce blog en trois parties, chacun des volets de cette série mettant en avant un des aspects de ce nouveau quartier. Je commence ici par le plus évident : quelques exemples de cette architecture nouvelle qui caractérise les lieux. A la fin de cette journée, en repartant, je me suis fait la réflexion que la Confluence allait bientôt devenir une des attractions touristiques majeures de la ville. 200m plus loin, j'avais la confirmation de cette intuition et croisait un groupes d'une trentaine de touristes allemands...
Deuxième partie, jeudi prochain, avec une sorte de contre-champs de ce quartier, en montrant la "'zone" (ce qu'il en reste) sur laquelle s'étend ce nouveau quartier.
Troisième et dernière partie, jeudi dans deux semaines, avec une série de documents illustrant de façon critique "l'esprit" et les enjeux de ce quartier naissant.

12 avril 2011

S.A.V. sur Radio Canut : Emission du 12 avril 2011

Retour à l'actualité après la spéciale en 3 parties de S.A.V. consacrée à l'histoire du mouvement riot grrrl. Au programme, un bon paquet de découvertes, des morceaux sortis très récemment (Michael Beach, Jonny Telafone, Trash Kit, Bazooka, Prypiat, Electricity In Our Homes, Iceage, Animal Man, The Mantles, Pacific Pride) ou à découvrir en avant-première (Elysian Fields, Thurston Moore, Tringles, Bill Callahan, Times New Viking...), le tout du punk à la folk en passant, bien sûr, par le rock indé. Le tout est à écouter et télécharger librement ci-dessous et la playlist est à suivre dans les commentaires :



Pour télécharger le podcast de l'émission (fichier mp3), cliquez ici (clic droit puis "enregistrer la cible du lien sous...")

ps: le son de mauvaise qualité quand je parle au tout début est dû à un pépin technique, vite réglé cependant ! ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé ! pas de problème pour la musique, par contre...

9 avril 2011

La Chanson de la semaine (48) : Red riding hood (Elysian Fields)

La question qui se pose, à l'annonce de chaque nouvel album d'Elysian Fields, est : comment vont-ils réussir à faire au moins aussi bien que sur leur précédent disque ? Il faut dire qu'avec The Afterlife la barre avait été placée haute. Avec ce nouvel album, Last night on earth, qui sortira le 9 mai prochain sur le label Vicious Circle, le groupe relève le défi et nous livre encore un très beau disque. On y retrouve toute la palette du duo formé par Jennifer Charles et Oren Bloedow, des mélodies vaporeuses de "Church of the holy family" au blues lubrique de "Red riding hood". Dans ce dernier morceau, le groupe revisite l'histoire du petit chaperon rouge (les souvenirs d'enfance semblent occuper une place importante dans les textes de ce nouveau disque). Mais quand Elysian Fields s'empare d'un tel thème, il en souligne toute l'ambiguïté sexuelle. Le morceau est porté par ce genre de riff de blues lent et lourd dont Oren Bloedow a le secret et dont "Bend your mind" ou "Set the grass on fire" (sur leurs précédents albums) portent aussi les traces. Les dont compères partagent ici le chant, entre la voix rauque et prédatrice d'Oren Bloedow et le chant sensuel de Jennifer Charles, avant que les deux ne poussent quelques hurlements de loup ensemble. Assurément, un des sommets de ce nouvel album, à découvrir ci-dessous :

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Une petite tournée française est prévue, en mai, après la sortie de l'album :
17/05 PARIS (75) Café de la Danse
19/05 LYON (69) Marché Gare
20/05 MONTBELLIARD (25) Molocco
23/05 MARSEILLE (13) Cabaret Aléatoire
25/05 BORDEAUX (33) Krakatoa
26/05 PAU (64) Centrifugeuse
27/05 SAINT NAZAIRE (44) VIP

6 avril 2011

S.A.V. sur Radio Canut : Spéciale Riot Grrrls, suite et fin (émission du 5 avril 2011)

Troisième et dernière partie de la spéciale de S.A.V. consacrée à l'histoire du mouvement riot grrrl. Après s'être intéressée aux "pionnières" de la scène punk et post-punk du tournant des années 1970-1980 (le podcast ici) et à la scène riot grrrl proprement dite, au début des années 1990 (pour écouter/télécharger l'émission, c'est là), l'émission de cette semaine portait sur les héritières de ce mouvement et son prolongement dans les années 2000 jusqu'à aujourd'hui. Si cet héritage est assez diffus, on peut tout de même identifier deux tendances : toute la mouvance dite "électroclash", très marquée par le discours et les pratiques queer, et la mouvance punk et hardcore. Au programme, du côté des premières : Le Tigre, Chicks on Speed, Scream Club, Peaches, Lesbians on Ecstasy, Squishy Squid, Hanin Elias, Sir Alice, Sexy Sushi, Miss Violetta Beauregarde. Du côté punk, vous pouvez (re)découvrir : Erase Errata, Mika Miko, The Devotchkas, Turboslut, Homewrekers, etc. L'émission est en libre écoute/téléchargement ci-dessous et la playlist complète et détaillée est dans les commentaires :


Pour télécharger le podcast de l'émission (fichier mp3), cliquez ici (clic droit puis "enregistrer la cible du lien sous...")

3 avril 2011

La Chanson de la semaine (47) : Wild Bore (Mika Miko)

Si l'héritage du mouvement Riot Grrrl sur la musique de ces dernières années est diffus et peut servir, parfois, d'alibi promotionnel un peu rapide pour tout groupe de rock avec une chanteuse, on peut tout de même identifier deux branches ou "scènes" : d'un côté, une évolution vers ce qu'on appelle l'électroclash (du genre Chicks on speed, Lesbians on ecstasy, Peaches ou Le Tigre - Kathleen Hanna, des Bikini Kill, ayant fondé ce dernier groupe dans le prolongement de la tournée pour son projet solo Julie Ruin) et, de l'autre, le prolongement d'un punk rock sur 10 000 volts. Le groupe Mika Miko est assurément un des meilleurs représentants de ce courant là. Formé à Los Angeles, en 2003, il se réfère explicitement à la première scène punk californienne du tournant des années 1970/1980, citant volontiers comme influences The Germs ou Black Flag. Son premier album, C.Y.S.L.A.B.F., est co-sorti par les labels PPM Records et Kill Rock Stars, en 2006. Viennent ensuite les disques 666 en 2007 (mais enregistré le 6 juin 2006, d'où le titre...) et l'album We be xuxa en 2009. Le groupe se sépare début 2010. Le morceau que j'ai choisi cette semaine, "Wild bore", est extrait de 666 (dans sa version augmentée). On le retrouve aussi (dans une version à peine différente) sur leur dernier album. Une minute et quelques de punk au cordeau à (re)découvrir ci-dessous !

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1 avril 2011

When you run away, de Jonny Telafone

Extrait du dernier album en date de Jonny Telafone, Wherever the wind blows, sorti l'an dernier sur l'excellent label australien (à Canberra) Dream Damage - si si, rappelez-vous, j'avais passé plein de morceaux de ce label dans une de mes émissions à retrouver ici. De la folk lo-fi avec une voix de crooner par un touche-à-tout hyper doué qui se promène entre les genres avec une aisance étonnante (et plus ou moins à mon goût suivant les fois) d'une K7 à une autre (oui, Dream Damage sort surtout des cassettes...), d'un post-punk bruitiste à une électro cradingue en passant, sur ce disque, à une collection "of heartbroken acoustic ballads about un-requited love, mental illness and werewolves" (selon les dires du musicien lui-même). Peu importe tout ça : "when you run away" est une merveille et je pèse mes mots, un morceau que j'écoute en boucle depuis quelques semaines (et déjà croisé à deux reprises dans mon émission). Et vous savez quoi ? le meilleur c'est que si l'album est épuisé, Dream Damage a mis un lien sur son site pour le télécharger. Alors, si ça vous tente, vous pouvez télécharger l'album simplement en cliquant sur le lien suivant : je veux écouter l'album de Jonny Telafone en entier ! Et pour vous faire une idée avant, vous pouvez écouter "when you run away" ci-dessous :

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