Affichage des articles dont le libellé est folk. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est folk. Afficher tous les articles

16 juillet 2025

S.A.V. sur Radio Canut : Tout...sauf du punk #8 (émission du 8 juillet 2025)

Un mix estival 0%punk pour voyager à travers les continents et les époques ! Au programme : des musiques dansantes venues du Zimbabwe (Gypsy Caravan), du Bénin (Gnonnas Pedro and his Dadjes band), du Pérou (Los Chiroques) et de Colombie (Aurita y su conjunto), du fado portugais (Amalia Rodrigues), une compositrice iranienne (Sheida Ghara Chedaghi), une chanson mélancolique du Niger (Mohamed Alassane Karzo), un groupe indonésien (Sjaiful Nawas), des chanteuses folk du Chili (Violeta Parra) et du Brésil (Maria Rita), une blueswoman aborigène (Kankawa Nagawa), de la musique traditionnelle d’ex-yougoslavie, un groupe australien composé de musiciennes venues d’Iran, d’Inde, du Soudan et de Croatie (Resonant Heart), la chanteuse turque Derya Yildrim et grup Simsek, du blues de Zambie (Alick Nkhata), du rebetiko grec (Giorgos Katsaros) et deux chanteuses éthiopiennes (Aselefech Ashine et Getenesh Kebret). Le tout, à écouter et à télécharger à partir des liens ci-dessous (playlist détaillée à la suite) :



Pour télécharger l'émission, cliquez ici (clic droit puis "enregistrer la cible du lien sous" - en cas de problème, répéter la même opération depuis la page suivante)

Playlist :

GNONNAS PEDRO AND HIS DADJES BAND : Fini les pavés (Bénin)
SJAIFUL NAWAS : Ijo-ijo (Indonésie)
ALICK NKHATA : Nafwaya fwaya (Zambie)
AURITA CASTILLA Y SU CONJUNTO : Eco de tambores (Colombie)
ASELEFECH ASHINE & GETENESH KEBRET : Ene galant (Ethiopie)
MARIA RITA : Lamento africano (Brésil)
THE RESONANT HEART : Sunflower (Iran, Inde, Soudan, Croatie)
LOS CHIROQUES : Olguita (Pérou)
AMALIA RODRIGUES : Coimbra (Portugal)
KANKAWA NAGAWA : Wirlmarni (Aborigène/Australie)
MOHAMED ALASSANE KARZO : Mafelawen (Niger)
SHEIDA GHARA CHEDAGHI : Hope arises from despair (Iran)
DRAGOSLAV PERNIC & DRAGUTIN DJURDJEVIC & JOVAN BURKIC : Ungureanca (Yougoslavie)
GIORGOS KATSAROS : The upper village of Syros (Grèce)
VIOLETA PARRA : Volver a los diecisiete (Chili)
DERYA YILDRIM ET GRUP SIMSEK : Ciçek açiyor (Turquie)
GYPSY CARAVAN : Soweto mujibha (Zimbabwe)

1 avril 2012

La Chanson de la semaine (95) : The Changing wind (ELFIN SADDLE)

La musique d'Elfin Saddle est un drôle de mélange, le croisement improbable entre musiques expérimentales et musiques traditionnelles, folk à tendance hippie et post-rock post-apocalypse. Les instrumentations de chacun de leurs albums sont toujours complexes et, pourtant, il se dégage quelque chose d'assez direct de cette musique. Leurs textes, tour à tour chantés en anglais et en japonais par Emi Honda et Jordan McKenzie, sont un mélange assez bizarre de primitivisme, de mysticisme et d'anarchisme. Rajoutez à tout ça une petite touche arty et je suis sûr que bon nombre d'entre vous auront déjà lâché l'affaire. Ce serait un tort. Certes, le résultat est parfois déroutant et il faut bien admettre que le genre est casse-gueule mais, le plus souvent, il est surtout fascinant. Suffisamment, en tout cas, pour que j'attende avec curiosité chaque nouveau disque du duo montréalais et reste un moment, aussi perplexe à chaque fois, à balancer entre scepticisme et enthousiasme. A écouter, ci-dessous, un extrait du dernier album du groupe, Devastates, sorti au début de ce mois de mars. Ah oui, et comme vous auriez déjà pu vous en douter, le disque est sorti sur le label Constellation...



...et, sinon, pour télécharger ce morceau : voir ici

24 décembre 2011

Le S.A.V. 2011 (2/5) : Folk et autres...

Il n'y a pas que le punk et le rock indé dans la vie... 2011 a aussi eu son lot de très beaux disques folk ou de musiques disons plus acoustiques. Du côté des post-rockeux du label Constellation (qui sort de moins en moins de post-rock justement et qui semble s'orienter vers un registre plus "folk"), l'année a été bonne et éclectique, par exemple. A retenir, tout particulièrement : le très bel album de Matana Roberts, Gens de couleurs libres, à mi-chemin entre free-jazz, théâtre et post-rock, la musique fascinante et touchante du duo montréalais Esmerine (dont l'album La Lechuza est sorti en juin dernier) ou encore le nouvel album des folkeux californiens de Siskiyou, Keep away the dead. On peut ajouter à cette liste, sur d'autres labels, la dark folk de Weyes Blood et les mélodies aussi belles que glaciales de The Outside room ou encore le nouvel album de Stranded Horse, Humbling Tides. Côté coup de coeur, enfin, les deux disques sortis par Michael Beach (A Horse et Mountains + Valleys), à la croisée du folk et du rock indé.

MATANA ROBERTS, "Pov' Piti" (Coin Coin Chapter one : Gens de couleurs libres, Constellation) :
 
ESMERINE, "Walking through mist" (La Lechuza, Constellation) :
 
SISKIYOU, "Twigs and stone" (Keep away the dead, Constellation) :
 
WEYES BLOOD, "Romneydale" (The Outside Room, Not Not Fun) :
 
STRANDED HORSE, "Shields" (Humbling Tides, Talitres) :
 
MICHAEL BEACH, "Mountains+Valleys" (Mountains+Valleys, Twin Lakes records) :
 

24 novembre 2011

LE PASSAGE DU NORD-OUEST, "La Fuite"

Le premier album du Passage du Nord-Ouest vient juste de sortir ! Enregistré en solo l'hiver dernier et mixé cet automne, il s'appelle "La Fuite". C'est une sorte d'album concept, une histoire de grand départ, de désertion sociale et d'errance, racontée de chansons en chansons à la première personne. Côté musique, on navigue dans des eaux rock indé/folk à découvrir ci-dessous. Le tout est emballé dans une pochette carton digisleeve et accompagné d'un livret 28 pages "cut and paste" avec textes et photos et se trouve à l'adresse suivante : le-passage-du-nord-ouest.bandcamp.com


Quelques photos du CD :


Pour commander : http://le-passage-du-nord-ouest.bandcamp.com

28 août 2011

La Chanson de la semaine (68) : A Pair of brown eyes (THE POGUES)

The Pogues, c'est la rencontre un peu inattendue entre le punk (les membres du groupe sont tous issus de cette scène, à commencer par Shane MacGowan qui s'illustre d'abord au sein du groupe The Nipple erectors, très influencé par The Clash) et la musique traditionnelle irlandaise, entre Londres (où le groupe s'est formé) et l'Irlande. A ses débuts, en 1982, alors que le groupe fait la manche dans les rues de Londres, la formation initiale est la suivante : Shane MacGowan (chant), Spider Stacy (fifres, chant), Jim Fearnley (accordéon), Cait O'Riordan (basse), Jeremy Finer (banjo, guitare), Andrew Ranken (percussions, batterie). The Pogues font la première partie des Clash en 1984 et sortent leur premier album, Red roses for me, cette même année.
"A pair of brown eyes" est extrait de l'album suivant, Rum, sodomy and the lash, sorti en 1985. Le morceau, inspiré par un traditionnel de la musique irlandaise composé par Francis McPeake, obtient un certain succès à l'époque. Le texte, écrit par MacGowan, évoque la rencontre entre un amoureux blessé et un vétéran de guerre. Leurs deux récits se croisent autour d'une même image : celle d'une paire d'yeux marrons. Le tout témoigne du talent de songwriter de MacGowan. Cette chanson est ce qu'on appelle un "classique" : belle, intemporelle, du genre qui vous rentre un jour dans la tête et n'en sort plus. Ci-dessous, vous pouvez soit écouter la chanson dans sa version album soit regarder le clip (réalisé par Alex Cox) qui mélange une sorte de folklore londonien à la Oliver Twist et la vision d'une Angleterre dictatoriale en pleine ère Thatcher.




Pour lire les paroles de la chanson > cliquez ici

14 mai 2011

La Chanson de la semaine (53) : Romneydale (Weyes Blood)

Weyes Blood est le projet solo de Natalie Mering, ex-guitariste/chanteuse du groupe Jackie O' Motherfucker. Cette dernière vient juste de sortir un étrange album, The Outside Room, sur le label Not Not Fun. Elle compose une folk sombre, limite flippante par moment, chantée d'une voix grave et solennelle qu'on compare parfois à Nico. Le tout évoque quelques sombres danses de Sabbat à travers un mélange de folk (qui me fait penser, par moment, à Exuma) et de montages sonores expérimentaux complexes et captivants. Si le côté très solennel de cette musique pourra rebuter certains-es sur la durée de l'album, le plus souvent cette musique est tout simplement très belle. Elle a le don de vous plonger immédiatement dans un état de profonde songerie. « Romneydale » est assurément le morceau le plus réussi de ce disque, à base de clochettes (le côté Exuma, si vous voulez), d'explosions et de craquements en arrière-fond, qui viennent soutenir cette très belle chanson folk chantée gravement par Natalie Mering. A découvrir ci-dessous en musique :

  Weyes Blood - Romneydale by nofearofpop.net

1 avril 2011

When you run away, de Jonny Telafone

Extrait du dernier album en date de Jonny Telafone, Wherever the wind blows, sorti l'an dernier sur l'excellent label australien (à Canberra) Dream Damage - si si, rappelez-vous, j'avais passé plein de morceaux de ce label dans une de mes émissions à retrouver ici. De la folk lo-fi avec une voix de crooner par un touche-à-tout hyper doué qui se promène entre les genres avec une aisance étonnante (et plus ou moins à mon goût suivant les fois) d'une K7 à une autre (oui, Dream Damage sort surtout des cassettes...), d'un post-punk bruitiste à une électro cradingue en passant, sur ce disque, à une collection "of heartbroken acoustic ballads about un-requited love, mental illness and werewolves" (selon les dires du musicien lui-même). Peu importe tout ça : "when you run away" est une merveille et je pèse mes mots, un morceau que j'écoute en boucle depuis quelques semaines (et déjà croisé à deux reprises dans mon émission). Et vous savez quoi ? le meilleur c'est que si l'album est épuisé, Dream Damage a mis un lien sur son site pour le télécharger. Alors, si ça vous tente, vous pouvez télécharger l'album simplement en cliquant sur le lien suivant : je veux écouter l'album de Jonny Telafone en entier ! Et pour vous faire une idée avant, vous pouvez écouter "when you run away" ci-dessous :

17 février 2011

LOW, Try to sleep [AVANT-PREMIERE]

Un nouvel album de Low, c'est toujours un petit évènement en soi... Le groupe refait parler de lui avec un nouveau disque qui sort le 12 avril prochain, sur le label Sub Pop et s'appellera "C'mon". La pochette est l'image ci-dessous. Pour patienter, vous pouvez écouter un premier extrait de ce disque, le très beau "try to sleep", à partir du lien ci-dessous et même le télécharger en échange de votre adresse mail. Dans la foulée, le trio de Duluth se lancera dans une grande tournée avec, malheureusement, une seule date de concert prévue en France, pour l'instant, le 25 mai à Paris (Bataclan).


                       

29 janvier 2011

La Chanson de la semaine (38) : Shields (Stranded Horse)

Je souffre d'un étrange mal : voilà maintenant plus de vingt-quatre heures que j'ai la même chanson qui tourne en rond dans ma tête. En marchant dans la rue, dans le métro, chez moi, en mangeant, allongé dans mon lit, à la caisse d'un supermarché, c'est toujours la même chose, toujours la même musique qui revient inlassablement. En même temps, quand on est hanté par une chanson aussi belle que "shields" (et pas par une merde, comme c'est si souvent le cas dans pareille situation...), j'imagine que je dois être chanceux. Ce morceaux est extrait du nouvel album de (Thee) Stranded Horse, Humbling Tides, sorti la semaine dernière sur le label bordelais Talitres (sur lequel on trouve quelques fines fleurs de la folk actuelle, comme Emily Jane White). Si vous suivez mon émission sur Radio Canut, vous en avez déjà entendu deux extraits récemment. Derrière cet étrange nom ("cheval échoué" ?) se cache Yann Tambour (qui était déjà derrière Encre), jouant sur tout l'album d'un étrange instrument africain à cordes appelé "kora" (voir photo) qui donne ce son si particulier à sa musique (entre la guitare acoustique et la harpe - façon Joanna Newsom - je dirais...) et le singularise nettement au milieu de la vague de musiciens folk de ces dernières années. Il crée une musique calme, un peu intemporelle, propice à la rêverie (du genre de celle qui vous propulse dans des terres perdues à l'autre bout du monde - mais c'est souvent l'effet que produit sur moi la musique folk). Parfois, sur cet album, sur "Shields" notamment, il est accompagné au violon par Carla Palone (du groupe Mansfield Tya) et, le moins qu'on puisse dire, est que l'association est parfaite. Voilà qui fait, entre autres raisons, de ce morceau mon préféré de l'album. Voilà qui explique aussi pourquoi je n'arrive plus à me l'enlever de la tête. Je tente ici un étrange exorcisme. En espérant vous transmettre le virus...

  STRANDED HORSE -Shields by TALITRES

A noter que ce morceau est téléchargeable gratuitement sur le site du label Talitres, en échange de votre adresse e-mail : http://audio.talitres.com/shields/
Pour info, Stranded Horse se lance dans une grande tournée avec tout plein de dates en France (à voir sur son mybidule). Il jouera notamment à Lyon, le 23 février, au grrrnd zero gerland (en compagnie de Haruko).

25 janvier 2011

S.A.V. sur Radio Canut : Emission du 25 janvier 2011

Vous revoulez une bonne dose de nouveautés ? Vous avez de la chance : les labels du monde entier s'activent en ce début d'année 2011 et on frôle l'overdose de bons disques (mais mieux vaut cette déferlante que le grand désert, non ?). Après l'émission de la semaine dernière qui tentait déjà de défricher les nouveautés rock indé intéressantes du moment, il fallait bien une deuxième émission pour continuer cette exploration. Au menu, donc, un certain nombre de sorties récentes (Stranded Horse, Tearist, Mind Spiders, Soft Moon, The Beets), une bonne dose d'avants-premières (J Mascis, Papercuts, Michael Beach, Beach Fossils, Brave Irene) et quelques rattrapages de 2010 (Ulan Bator, Loup, Autistic Youth, Emily Jane White, Masshysteri, The Tallest man on earth). L'émission est en libre écoute/téléchargement ci-dessous et la liste des morceaux est à suivre dans les commentaires :


Pour télécharger le podcast de l'émission (fichier mp3), cliquez ici (clic droit puis "enregistrer la cible du liens sous...")

22 janvier 2011

La Chanson de la semaine (37) : Pilgrim's plight + The Exhilarating rise (Michael Beach)

Michael Beach, pour moi, c'est ce genre de découvertes miraculeuses, au milieu de la nuit, par hasard, alors que je naviguais à vue sur internet, à la recherche d'une perle rare, le genre de musique qui vous arrête net et capte toute votre attention. Je suis d'abord tombé sur ce deux titres qui sort le 8 février prochain sur le label Twin Lake Records et ce morceau, "the exhilarating rise" : une sorte de tube velvetien en diable, rugueux, nerveux, jouissif ! Après quoi, je suis allé écouter son premier album de 2008, Blood courses : une folk brute jouée à la guitare électrique, avec juste cet instrument et le chant, un peu comme faisait parfois Eliott Smith. Cette fois-ci, c'est le morceau "Pilgrim's plight" qui m'a accroché et, depuis, j'en suis au moins à ma, pfffou, trentième écoute, peut-être plus. Que dire ? C'est une chanson magnifique, le genre de morceau pour lequel on arrête tout ce qu'on était en train de faire, juste pour écouter en silence, avec la conscience aiguë qu'il se passe quelque chose de vraiment fort. Depuis, j'ai ce refrain en permanence dans la tête : "take me down to the river tonight...". Bref, vous l'aurez compris, une vraie belle découverte ! Comme ces disques sont sur un tout petit label américain, à peu près aucune chance de les trouver en France (y compris sur internet, j'ai l'impression). Par contre, la bonne nouvelle, c'est qu'il a une page bandcamp et qu'à partir du lien sur les deux lecteurs ci-dessous vous pouvez aller écouter en entier ces deux disques et les télécharger à prix libre :


30 décembre 2010

Les Albums de l'année 2010 (3) : Siskiyou, Harlem, Le Prince Miiaou

Troisième et dernière étape de ce retour en musique sur quelques disques marquants de l'année. Au programme : de la folk étincelante, du garage/pop survitaminé et une découverte française de grand talent !

  • SISKIYOU, Siskiyou (Constellation Records) : Décidément, l'année 2010 aura été bonne du côté du label montréalais Constellation et apporte un vrai démenti à tous ceux qui glosent sur le déclin du label et sa difficulté à renouveler ses productions... Nouvel arrivé, Siskiyou s'inscrit dans la ligne récente du label : une folk brute et élégante arrangée avec sobriété et un indéniable talent. Une musique qui évoque les grands espaces désertiques, quelque part à la tombée de la nuit (Siskiyou est le nom d'une région montagneuse sauvage au nord de la Californie). A mon humble avis, le meilleur album de folk de l'année... Ci-dessous, je vous propose d'écouter le morceau "Never ever ever ever again" :
  • LE PRINCE MIIAOU, Safety first (autoproduit) :  Premier véritable album (autoproduit, ce qui mérite d'être signalé...) du Prince Miiaou (après un EP du même nom), Safety first est une vrai réussite. Pour situer un peu son univers, ces chansons assez sombres (souvent en anglais, parfois en français) évoquent parfois quelques très bonnes références dans le genre comme Mansfield Tya ou Laetitia Sheriff. Un nouvel album devrait arriver en 2011 et je suis de ceux qui l'attendent avec beaucoup de curiosité ! Pour l'instant, je vous propose d'écouter "our tale", le premier morceau de ce disque, ci-dessous :

    •  HARLEM, Hippies (Female Fantasy/Matador Records) : Harlem, c'est la bouffée de bonne humeur et d'énergie positive de l'année, un disque de garage rock/pop directe branchée sur 10 000 volts, le genre d'album qui donne envie de gigoter dans tous les sens. Idéal pour terminer en beauté cette petite rétrospective. Comme j'en parlais récemment plus en détail sur ce blog (c'était ici, avec deux morceaux en écoute : http://seul-avec-vous.blogspot.com/2010/12/la-chanson-de-la-semaine-34-gay-human.html), je ne m'éternise pas trop sur le sujet et me contente de vous proposer un troisième morceau ("friendly ghost") extrait de ce disque :

        14 décembre 2010

        S.A.V. sur Radio Canut : Spéciale Folk (émission du 14 décembre 2010)

        Programmation 100% acoustique, cette semaine, avec une spéciale folk (au sens large du terme). Au programme, quelques incontournables (Neil Young, Woody Guthrie, Bob Dylan, Michael Hurley, Johnny Cash ou Exuma), des groupes de folk punk (Meat Puppets, Violent Femmes...), de l'anti-folk (The Moldy Peaches), de la folk lyonnaise (Le Passage du Nord-Ouest > un contact ici), mais aussi de la musique tzigane (Taraf de Haidouks), du fado portugais (Berta Cardosa) et une immersion dans un pub irlandais (The Pogues). Dans le dernier quart d'heure de l'émission, Ananda, un autre musicien folk autoproduit, est venu jouer en direct trois morceaux et parler de son album We will go. Comme d'hab', l'émission est en libre écoute/téléchargement ci-dessous et la liste des morceaux est à suivre dans les commentaires :


        Pour télécharger le podcast de l'émission (fichier mp3), cliquez ici (clic droit puis "enregistrer la cible du lien sous...")

        Session Live S.A.V. (1) : Ananda (14 décembre 2010)

        Pour conclure la spéciale folk de S.A.V. sur Radio Canut, ce mardi 14 décembre, Ananda, musicien folk lyonnais autoproduit (et, par ailleurs, star internationale en Corée du Sud, si si, demandez lui !), est venu parler de son album We will go (sorti le 17/12) et jouer trois morceaux en live ("Fly", "Peaceful man" et "Away") dans mon émission. Interview et live sont à écouter et à podcaster ci-dessous :



        Pour télécharger le podcast (fichier mp3), cliquez ici (clic droit puis "enregistrer la cible du lien sous")

        Ananda sera en concert le 17/12 au Phoebus (Lyon), le 7/01 à l'Abracadabar (Paris), le 13/01 à L'Atmosphère (Lyon), le 14/01 au Verre à soi (Crest) et le 24/03 à l'Absinthe (Lyon).
        Son album sera en écoute libre sur deezer, à partir du 17/12 et il a un myspace ici.

        12 décembre 2010

        La Chanson de la semaine (33) : Light green fellow (Michael Hurley)

        C'est de la folk - et de la meilleure espèce - qui est à l'honneur cette semaine ! Michael Hurley est une figure majeure du genre, depuis 45 ans qu'il sort des disques (son premier album, First songs, date de 1965), bien qu'il n'ait jamais eu le succès d'artistes comme Bob Dylan ou Neil Young. Ce chanteur/guitariste/pianiste/violoniste américain est né en 1941. C'est une sorte de hobo des temps modernes. Il a sorti une bonne vingtaine de disques depuis les années 1960 - peignant, au passage, la plupart des pochettes de ses albums dans un style à la fois psychédélique et enfantin (au sens où certains de ses dessins feraient de très belles illustrations d'albums pour enfants). La chanson "light green fellow" est d'abord sortie en 1971 sur son deuxième album, Armchair boogie. Dans cette version originale, un violon accompagne le duo chant/guitare. On en trouve cependant une autre version (sans doute une démo maison, vu la faible qualité du son), sur le disque Parsnip snips, sorti lui en 1996. Cette deuxième version est beaucoup plus brute, énergique. Le violon a disparu et laisse la place à un battement qui supporte tout le morceau. Au final, même si je donne ci-dessous les deux versions et que la première est très belle, c'est peut-être cette dernière que je préfère. C'est elle que je mets donc en premier avec, à la suite, la version de Armchair boogie. De quoi annoncer, au passage, une "spéciale folk" (au sens large du terme) dans mon émission de ce mardi 14/12, à 17h, sur Radio Canut.


        12 novembre 2010

        La Chanson de la semaine (29) : Holiday (Hrsta)

        La chanson de cette semaine est la rencontre improbable entre deux univers que tout sépare : d'un côté, l'univers sombre et politisé du label Constellation Records et, de l'autre, la musique des Bee Gees (certes, celui de leur période rock des années 1960, très différent du disco des années 1970 qu'on connait le plus). En clair, que le groupe Hrsta (formé par l'un des membres initiaux de Godspeed You Black Emperor!) reprenne la chanson "Holiday" de ces derniers a franchement de quoi surprendre... Pourtant, il faut bien admettre que le résultat est une vraie réussite. Tandis que l'original est sorti en 1967, sur l'album "Bee Gees' 1st", la version de Hrsta date de 2007 et conclue l'album "Ghosts will come and kiss our eyes" (un programme bien peu "bee geesien"...). Le groupe s'approprie complètement cette chanson et l'intègre parfaitement à son univers. Entre les mains des musiciens de Hrsta, "Holiday" devient une chanson sombre et mélancolique. Son texte, chanté par Mike Moya, devient soudainement mystérieux et étrange et quand ce dernier se lance dans une série de "dadada" ceux-ci n'ont plus de rien de pop et de mélodieux mais prennent une tournure incantatoire et vous figent d'émotion. Bref, s'il faut bien admettre que l'original des Bee Gees était déjà, en soi, plutôt réussi (même si je n'aurai jamais pensé passer un jour une chanson de ce groupe sur ce blog...), la version de Hrsta est tout simplement magnifique. De quoi annoncer fièrement une émission spéciale de S.A.V., ce mardi 16/11, composée uniquement de reprises (préparez-vous à être surpris-es)...

        14 septembre 2010

        S.A.V. sur Radio Canut : Emission spéciale sur le label Constellation, le 14 septembre 2010

        L'émission de cette semaine était entièrement consacrée à l'excellent label Constellation Records, fondé en 1997 à Montréal et toujours en activité. L'occasion de s'intéresser à l'histoire et à la démarche DIY très politisée de ce label indé. Au programme, une sélection des meilleurs groupes de Constellation, des classiques du post-rock aventureux et tendu des premières années (Godspeed You Black Emperor!, Le Fly Pan Am...) au folk (ou post-folk ?) brut et magnifique des dernières années (Carla Bozulich, Elfin Saddle, Siskiyou...), en passant par quelques groupes inclassables comme Hrsta ou The Silver Mount Zion Orchestra & Tra-La-La Band. Comme d'hab', l'émission est en libre écoute et téléchargement ci-dessous. La liste complète des morceaux est dans les commentaires.



        Pour télécharger le podcast de l'émission (fichier mp3), cliquez ici (clic droit puis "enregistrer la cible du lien sous...")

        7 août 2010

        La Chanson de la semaine (15) : La Complainte du Partisan/The Partisan (Anna Marly, Leonard Cohen, Electrelane)

        La Complainte du Partisan est une chanson de la résistance composée en 1943 par Anna Marly (pour la musique) et Emmanuel d'Astier de la Vigerie (pour le texte). Moins connue que le célèbre Chant des Partisans (composé par la même Anna Marly), elle est pourtant enregistrée à la même époque, avec le même objectif (constituer une sorte d'hymne pour la résistance, en plein effort d'unification) et par la même équipe. Très populaire dans les années 1950, cette chanson sombre peu à peu dans l'oubli du fait de cette concurrence. En 1969, la célèbre reprise qu'en fait Leonard Cohen lui assure cependant une audience renouvelée. Où comment une reprise peut dépasser en renommée son original, tant et si bien, aujourd'hui, que lorsqu'on reprend cette chanson on reprend généralement cette reprise de Cohen (assez éloignée de l'original) et non la version d'Anna Marly... Pour s'intéresser à l'histoire de cette chanson, trois versions très différentes :
        • L'original, interprétée par Anna Marly, très vieille chanson française avec chanteuse à la gouaille très pré-Piaf. Pas franchement mon style de musique mais bon c'est un document intéressant (et pas forcément facile à trouver...) :

        •  La célèbre version de Leonard Cohen, en 1969. Assez éloignée de l'original, aussi bien en ce qui concerne le chant que les arrangements, elle est par contre très proche de la version qu'en avaient donné les Compagnons de la chanson. Il est donc très probable que, lorsque Cohen reprend ce morceau, il se réfère non pas à l'original mais à cette reprise :

        • Une version moderne rock tonitruante du groupe de rock indé Electrelane, sur leur album Axes, sorti en 2005. Ici, le tempo est accéléré fois 10, les guitares électriques saturées remplacent les guitares acoustiques et l'énergie rock de ce groupe de Bristol la mélancolie de la version de Cohen dont elle est inspirée. La plus éloignée de l'original, bien sûr, et peut-être ma préférée (question de goût, là encore) :

          23 juillet 2010

          La Chanson de la semaine (13) : Gobbledigook (Sigur Ros)

          Les islandais de Sigur Ros, dans leurs premiers albums, nous avaient habitués à un univers sombre et torturé. Leurs morceaux étalaient de façon superbe, de longues minutes durant, une mélancolie contagieuse. Leurs clips de l'époque revenaient avec insistance sur l'image d'une enfance brimée et en détresse (par exemple la vidéo de Vidrar Vel Til Loftarasa) et perdu dans une atmosphère de fin du monde (voir le clip de Vaka). C'était beau mais c'était triste. Au fil des albums, cependant, leur univers s'est peu à peu éclairci. L'embellie commence en 2005 avec l'album Takk puis se confirme surtout avec Med sut ieyrum vit spilum endalaust (...), sorti en 2008. Toujours autant à fleur de peau, leur musique n'en est devenue que plus intéressante. Aujourd'hui, le récent album solo du chanteur du groupe, Jonsi, fait plus que confirmer cette tendance avec une pop hybride presque trop sucrée à mon goût.
          La chanson Gobbledigook qui ouvre l'album de 2008 (pitié, ne me demandez pas de redonner le titre !) confirme tout cela. La rupture avec les albums précédents est frappante. Guitare acoustique entêtante, percussions largement mises en avant, des choeurs qui alternent les "lalala" et les "ouh ouh" : nous n'étions pas habitués à autant de légèreté et d'entrain dans la musique de Sigur Ros. Le clip de la chanson (voir ci-dessous) confirme tout cela. Ouvertement inspiré par le travail du photographe Ryan McGinley (quelques photos à la fin de ce message) dont le groupe a d'ailleurs repris une photo pour la pochette de son album, on y voit des gens nus qui courent dans les bois, dansent autour du feu, se roulent dans les feuilles, se baignent dans les torrent et jouent ensemble. Le tout n'évoque en rien une publicité pour le Cap d'Agde mais bien plutôt une sorte de paradis hippie, le rêve d'une harmonie retrouvée avec la nature, un monde totalement décomplexé et libéré des interdits et des poids que la société fait peser sur les corps, un monde où les adultes retrouveraient une sorte de joie et de liberté enfantine à jouer. N'est-elle pas ainsi résumée l'évolution du groupe Sigur Ros : de l'enfance brimée par le monde des adultes des premiers albums à la joie et à la liberté de l'enfance retrouvée au sein de ce monde adulte de ce dernier disque ?



          Pour compléter ce post, quelques photos de Ryan McGinley dont l'influence sur le clip de Sigur Ros est effectivement évidente :

          16 juillet 2010

          La Chanson de la semaine (12) : Dambala (Exuma)

          Macfarlane Gregory Anthony Mackey (l'homme qui se cache derrière le nom Exuma) est ce genre de musiciens mystérieux qu'on évoque avec de grands airs cérémonieux, comme si, tout d'un coup, on allait entrer dans un cercle d'initiés. L'homme est né dans les années 1940, aux Bahamas, et est mort là-bas, en 1997. A 17 ans, il débarque à New York, pour étudier l'architecture. Il fréquente alors toute la scène folk du Greenwich Village et commence à se produire sur scène dans les années 1960. Il fonde le groupe Exuma, avec six autres musiciens, dont Sally O'Brien, sa compagne d'alors et amie de toujours. En 1970, il sort ses deux premiers albums Exuma et Exuma II, deux merveilles absolues. La chanson Dambala est extraite de ce premier disque. Sans connaître un très grand succès à son époque, Exuma est tout de même reconnu comme un groupe atypique et fascinant. Son grand succès d'estime se double, à la fin des années 1970, par une reconnaissance beaucoup plus officielle, notamment aux Bahamas. Dans les années 1980, tout en continuant à sortir quelques disques, il se consacre de plus en plus à sa deuxième activité : la peinture.
          Maintenant, comment décrire cette musique ? Un mélange de folk, de reggae, de musiques du monde, d'esprit voodoo, de blues et rien de tout ça en même temps. Une musique habitée, intemporelle, impossible à réduire à un genre en particulier. Le morceau que j'ai ici choisi, Dambala, est vraiment une chanson magnifique. Le jour où je l'ai découvert, je l'ai écouté cinq fois d'affilée. A la première écoute, j'étais bouche-bée, totalement scotché par ce que j'entendais. Dès la deuxième fois, j'accompagnais la musique en chantonnant, comme si je l'avais toujours connue. La troisième fois, mon imagination s'est perdue dans une forêt éloignée, la nuit, à la lumière d'un grand brasier autour duquel dansaient des hommes à la peau recouverte de peintures et en regardant le ciel étoilé. La quatrième fois, j'étais au bord des larmes, tellement cette musique est émouvante et semble venir de loin. A la cinquième et dernière écoute, j'étais totalement conquis : je venais de découvrir un de mes musiciens préférés. De quoi annoncer en beauté la prochaine émission de S.A.V. sur Radio Canut consacrée, pour cette dernière avant les vacances (et en attendant de se retrouver à nouveau en septembre), à des musiques qui nous viennent des quatre coins du monde et à un grand métissage des cultures et des sons pour cette "spéciale voyages" à venir, ce 20 juillet à 17h...