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17 novembre 2011

Où trouver l'Internationale Utopiste ?

Petite liste mise à jour et non définitive des lieux où trouver l'Internationale Utopiste, en distros/librairies/infokiosks et même VPC. Et si malgré tout ça vous n'arrivez pas à trouver votre bonheur ou si jamais vous avez un nouveau lieu à me proposer, le moyen le plus sûr reste encore d'écrire directement à l'adresse suivante  : utopie_pour_tous[at]hotmail.fr
Et, pour rappel, le sommaire détaillé de ce numéro, c'est ici : http://seul-avec-vous.blogspot.com/2011/09/internationale-utopiste-n2.html

LYON:
La Luttine, 91 rue Montesquieu, 69007
Buffet Froid, 91 montée de la grande côte, 69001
Le Bal des Ardents, 17 rue Neuve, 69001
La Gryffe, 5 rue Sebastien Gryphe, 69007
Le Cri de l'encre, 4 rue Major Martin, 69001
Terre des livres, 86 rue de Marseille, 69007
Le Tasse Livre, Place Sathonay, 69001
Ouvrir l'oeil, 6 rue des Capucins, 69001
La Plume Noire, 8 rue Diderot, 69001

PARIS:
Et mon cul c du tofu (distro)
I lost my idealism (distro)
Publico, 145 rue Amelot, 75011
Entropie, 198 boulevard Voltaire, 75011
Un Regard Moderne, 10 rue Gît le coeur, 75006
Parallèles, 47 rue St Honoré, 75001
Point du Jour, 58 rue Gay Lussac, 75005
Quilombo, 23 rue Voltaire, 75011

TOULOUSE:
Le Syndrôme de Galilée (distro)
Terranova, 18 rue Gambetta, 31000

MARSEILLE:
L'Equitable café, 54 cours Julien, 13006
L'Arbre, 38 rue des trois mages, 13006
Odeur du temps, 35 rue Pavillon, 13001
Crapoulet records (distro/VPC)
Mille Babords (médiathèque, en consultation), 61 rue Consolat, 13001

DIJON:
Les Tanneries, 13-15-17 boulevard de Chicago, 21000

GRENOBLE:
via Sylvain/J'appelle les flics (distro)

GENEVE:
Fahrenheit 451, 24 rue Voltaire, 1201
Librairie du Boulevard, 34 rue de Carouge, 1205

LAUSANNE :
Basta! Dorigny, L'Anthropole Université de Lausanne, 1015

SAINT-ETIENNE:
La France pue (distro)


BRIANCON :
La Muse Gueule, 4 rue du Pont d'Asfeld, 05100

BREST:
via Glenn/Circle day (distro)

BORDEAUX:
Librairie du Muguet - Athénée libertaire, 7 rue du Muguet, 33000
Divergence (distro)
La Machine à lire, 8 place du parlement, 33000

NANTES:
Vent d'Ouest, 5 place du bon pasteur, 44000
Vent d'Ouest au Lieu Unique, 2 rue de la biscuiterie, 44000

MONTPELLIER:
Scrupules, 26 boulevard figuerolles, 34070

MILLAU :
Librairie Plume(s), 16 rue Saint-Martin, 12100

SAINT-NAZAIRE:
La Voix au chapitre, 67 rue Jean Jaurès, 44600

AVIGNON:
La Mémoire du monde, 36 rue Carnot, 84000

STRASBOURG:
Quai des Brumes, 120 grand'rue, 67000

BESANCON :
L'Autodidacte, 5 rue Marulaz, 25000

ROUEN :
Librairie L'Insoumise, 128 rue Saint-Hilaire, 76000

SAINT-DENIS :
Folies d'encre, 14 place du caquet, 93200

RENNES:
Alphagraph, 5 rue échange, 35000

SAINTES:
De la lettre à la bulle, 2 place bassompierre, 17100

Par correspondance:
La Distroy
La Pétroleuse
Kawaii Records

22 septembre 2011

INTERNATIONALE UTOPISTE n°2

Depuis un an, c'était un peu l'arlésienne mais, ça y est... le n°2 de l'Internationale Utopiste est enfin dispo ! Je suis d'autant plus heureux de vous l'annoncer que ça été galère pour y arriver... Le résultat, c'est un zine de 64 pages (noir et blanc) entièrement bricolé main et maquetté au ciseau, tube de colle et scotch pour une mise en page plus qu'améliorée par rapport au numéro 1. Côté contenu, on y parle très sérieusement (mais sans esprit de sérieux) de politique, de gentrification et d'urbanisme mais aussi de graff et de dérive, le tout accompagné de tout un tas de photos, collages et autres illustrations.
Le tout est à prix libre, de la main à la main ou dans les lieux non-marchands, et à 3 euros dans les librairies et autres lieux marchands (une liste de ces lieux sera dispo dans les commentaires). Possibilité d'envoi par la poste. Dans tous les cas, si vous êtes intéréssé-e-s d'en choper un ou plusieurs, pour vous, vos ami-e-s, votre distro, votre librairie ou votre infokiosk, me contacter à l'adresse utopie_pour_tous@hotmail.fr !


Au sommaire :
 - une réflexion assez pessimiste sur la situation politique actuelle en Europe où l'on se demande pourquoi la crise ne profite pas plus aux idées d'extrême-gauche (et autant aux partis d'extrême-droite...) et si ce n'est pas le signe d'une nécessaire remise en question de notre discours
  - un « traité de poésie sauvage » où il est question de déambulations nocturnes, d'inscriptions sauvages sur les murs et de quelques étranges rencontres au milieu de la nuit
 - un éloge de la « zone » et une critique en règle du projet urbanistique « Confluence » à Lyon
 - la première livraison du « dadapedia », le seul dictionnaire qui vous dit la vérité (ou pas...)
 - le compte-rendu burlesque d'une « conférence de l'Internationale Utopiste » parce que j'ai pas pu m'en empêcher
 - la deuxième partie de l'article « de la fête au spectacle » où la disparition des anciennes fêtes populaires et leur remplacement par une série d'évènements spectaculaires est envisagée comme un symptôme de l'évolution globale de nos sociétés
 - un hommage à Arthur Cravan, le poète/boxeur/aventurier/déserteur de tous les pays des années 1910
 - quelques pistes de réflexion et quelques propositions pour une architecture nouvelle
 - une copieuse chronique de zines et revues variées
 - et, enfin, le récit d'une nuit blanche à dériver dans les ruelles et collines de Lisbonne où il est question, entre autres, d'un chat moqueur, de « folies labyrinthiques » et d'une plongée dans les bas-fonds de la ville...

ps: je cherche aussi des lieux en dehors de Lyon pour diffuser ce numéro et, comme je ne connais pas grand chose, si vous avez la moindre idée de distros/librairies/infoshops auxquels je pourrais m'adresser, merci d'avance pour le coup de main !

15 septembre 2011

Eloge de la zone/Critique du projet urbain "Confluence"

Le nou­veau quar­tier de la Confluence, qui s’étend au-delà de Perrache, est l’un des pro­jets urba­nis­ti­ques les plus ambi­tieux de ces der­niè­res années. Pour la mairie, l’objec­tif est clair : placer la ville à la pointe du déve­lop­pe­ment économique et de la moder­nité en Europe et assu­rer ainsi la pros­pé­rité et le rayon­ne­ment inter­na­tio­nal de Lyon. Toute per­sonne qui fré­quente régu­liè­re­ment les lieux depuis plu­sieurs années a ainsi vu tomber, uns à uns, tous les vieux docks et dis­pa­raî­tre cette zone autre­fois pas­sion­nante à arpen­ter. A la place, on peut y obser­ver tout ce qui se fait de plus extra­va­gant en matière d’archi­tec­ture moderne. Derrière le tape-à-l’oeil et le clin­quant de ce nou­veau quar­tier de luxe, cet arti­cle tente de cerner les enjeux à la fois poli­ti­ques, économiques et psy­cho­géo­gra­phi­ques de ce vaste projet urbain, véri­ta­ble pro­to­type de la ville capi­ta­liste moderne. Le tout, extrait du nouveau numéro de l'Internationale Utopiste (sortie la semaine prochaine) et publié récemment en ligne sur le site de rebellyon.

A lire à l'adresse suivante : http://rebellyon.info/Eloge-de-la-zone-Critique-du.html

Et sinon, pour rappel, les trois parties du reportage photo publié sur ce quartier :
1. Une architecture spectaculaire : http://seul-avec-vous.blogspot.com/2011/04/le-quartier-de-la-confluence-lyon-1ere.html
2. Contre-champs sur la zone : http://seul-avec-vous.blogspot.com/2011/04/le-quartier-de-la-confluence-lyon-2eme.html
3. Détails critiques : http://seul-avec-vous.blogspot.com/2011/04/le-quartier-de-la-confluence-lyon-3eme.html

18 août 2010

Un Paradis pour la dérive (2) : quartiers de l'Albaicin et de Sacromonte à Grenade

Très souvent, les quartiers où l'on trouve le plus de graffitis et d'inscriptions sauvages sont aussi les quartiers les plus favorables à la dérive (pour l'explication de ce que j'entends par ce dernier terme, cliquez ici). Nous avons déjà eu l'occasion de le vérifier à Lisbonne avec les quartiers du Barrio Alto et de l'Alfama (voir ici et ici), ça se confirme à Grenade avec le quartier de l'Albaicin. Assez logiquement donc, mon post sur le graff à Grenade est suivi de celui-ci...
L'Albaicin (ou Albayzin) est l'un des quartiers les plus anciens de la ville de Grenade et constitue avec l'Alhambra (sur la colline d'en face) le coeur de l'ancienne ville médiévale arabe. Celui qui découvre pour la première fois ce quartier l'abordera sans doute par l'une des petites rues en pente qui partent de la calle de elvira ou de la plaza sta ana. En dehors de quelques ruelles commerçantes bondées où se succèdent salons de thé arabes et petites boutiques touristiques, il pénètre alors un dédale de ruelles minuscules (où il est parfois impossible de marcher à deux de front), de petits escaliers déserts et de ruelles pavées transversales. L'endroit a tout d'un labyrinthe à ciel ouvert. On se perd avec bonheur dans ce quartier paisible (une fois qu'on a délaissé les deux ou trois grands axes touristiques), à mesure que l'on progresse dans la pente au milieu de ces maisons blanches. En 2008, lorsque je m'y suis promené durant plusieurs jours, les murs blancs du quartier étaient largement recouverts de superbes graffitis. Voilà qui renforce encore le côté passionnant des lieux : de ruelles minuscules en ruelles minuscules, où il n'est pas question d'envisager la présence d'une voiture, le piéton attentif passe de merveilles en merveilles. Soudain, alors que l'on s'approche du sommet de la colline, alors que l'on se trouve au milieu de cactus, l'on découvre un superbe panorama sur toute la ville de Grenade. On débouche sur quelque superbe esplanade face à l'Alhambra qui se détache devant les montagnes de la Sierra Nevada. Là, des jeunes discutent et jouent de la musique au milieu des habitants du quartier et des touristes. Pour peu que l'on soit curieux (ce qui semble le minimum pour s'adonner à la dérive), on peut découvrir de petites rues entièrement recouvertes de graffitis juste derrière...
Si l'on continue de s'avancer ainsi dans ce quartier, on aborde, sans même s'en rendre compte, le quartier de Sacromonte (historiquement, le quartier gitan de Grenade). Les ruelles et l'aspect des maisons changent peu. On croise de moins en moins de monde, c'est tout. De façon étonnante, on n'y voit quasiment plus aucun graffiti. Les maisons semblent mieux rénovées et on croise de luxueux patios avec une vue magnifique sur l'Alhambra. A mesure que l'on remonte la colline, l'ambiance change, cependant. La ville s'arrête brusquement au moment où la pente se redresse. Tout d'un coup, alors que l'on marchait au milieu des maisons blanches, la rue se transforme en chemin de terre, il n'y a soudainement plus aucune maison et l'on a l'impression d'arriver à la campagne. Alors que l'on s'aventure un peu sur ces chemins (avec une vue magnifique sur Grenade), on découvre que la pente est parsemée de grottes et d'habitations de fortune (une bâche tendue sur deux bouts de tôles ondulées...). L'histoire raconte que le début de la construction de ces grottes remonterait à la fin du moyen-âge. L'endroit est toujours habité. Là, tout au bout de la ville, il ne reste plus qu'à faire demi-tour et qu'à se laisser descendre au hasard des rues et des escaliers... Une fois en bas, vous pourrez remonter vers l'Alhambra, si vous ne craignez pas trop la foule des touristes ou bien vous égarer dans d'autres quartiers superbes de cette ville.
Ci-dessous, quelques photos prises en chemin (cliquez dessus pour agrandir). Le hasard fait que, pendant mon séjour, j'ai croisé une manifestation d'habitants de l'Albaicin qui protestaient contre la spéculation immobilière dont est victime ce quartier et contre les expulsions qui découlent de l'augmentation des loyers. Encore un quartier victime du processus de gentrification, à l'instar de bien d'autres, malheureusement (à commencer par la Croix-Rousse : voir l'article de l'Internationale Utopiste sur le sujet ici). Un autre quartier en lutte pour se préserver de son embourgeoisement et de son affadissement : en d'autres termes, de sa banalisation et de sa mise sous cloche touristique...

27 juillet 2010

INTERNATIONALE UTOPISTE n°1

Il y a quelques temps de cela, l'Internationale Utopiste s'était illustrée en sortant une petite brochure "Faut-il lâcher les bombes ? (quelques réflexions sur la politique culturelle de la ville de Lyon)", en réaction à chaud au festival de "street art" Perffusion, aujourd'hui elle sort le premier numéro de sa revue, le fanzine sombrement intitulé "Internationale Utopiste". Au programme de ce fanzine, vous retrouvez un mélange de textes tour à tour très sérieux et parodiques, de la poésie, des photos et des textes politiques (notamment le grand article, en deux parties, "De la fête au spectacle", dont le début qui est ici publié étudie et tente de comprendre le phénomène historique de disparition et de répression des anciennes fêtes populaires aujourd'hui dégradées en simples spectacles).
Vous pouvez dors et déjà trouver des exemplaires de ce fanzine dans les lieux suivants (à Lyon) : La Gryffe, Grand Guignol, La Luttine et Le Bal des Ardents. D'autres lieux à suivre en septembre. Si vous n'habitez pas Lyon ou que tous les exemplaires sont épuisés dans les lieux cités ci-avant, vous pouvez aussi tout simplement nous commander un numéro à l’adresse mail suivante : utopie_pour_tous [at] hotmail.fr ! Si vous connaissez des lieux de distribution en dehors de Lyon (librairies, infoshops, distro, etc.) susceptibles d’être intéressés, n’hésitez pas à me contacter à l’adresse mail ci-dessus. Toute proposition de troc de fanzines est la bienvenue !

Ci-joint aussi le lien pour lire deux extraits de ce fanzine :
1. Le "Manifeste Utopiste" : texte écrit, en réalité, dès 2002 (seuls les noms propres ont été modifié, afin de coller à l'actualité), et publié à l'époque sur le site d'une amie (voir ici).
Pour lire ce texte, cliquez ici
2. Un article sur les pentes de la Croix-Rousse, sa psychogéographie, l'histoire de ce quartier et les enjeux politiques dont il est aujourd'hui le coeur : pour lire ce texte cliquez ici

Pour compléter cette présentation, voici la table des matières (qui n'inclut pas toutes les diverses illustrations qui agrémentent ce fanzine) :
Manifeste Utopiste………………………………………………….3
Thèses sur l’Internationale Utopiste…………………………….5
Traité de psychogéographie moderne (1)
Exercices concrets de la créativité……………………………….6
On en parle ailleurs………………………………………………..8
De la fête au spectacle (1ère partie)……………………………...9
Le monde dans lequel on vit……………………………………..20
Hommage à DADA………………………………………………..22
Traité de psychogéographie moderne (2)
« Des pièces qui feront rêver mieux que des drogues »……...24
Compte-rendu du 1er Comité Scientifique de
l’Internationale Utopiste…………………………………………26
Dérive……………………………………………………………….28
Traité de psychogéographie (3)
L’Esprit des lieux : Les Pentes de la Croix-Rousse………….30
Pourquoi l’Internationale Utopiste est un fanzine…………..37