Affichage des articles dont le libellé est the velvet underground. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est the velvet underground. Afficher tous les articles

6 novembre 2013

S.A.V. sur Radio Canut : Emission du 5 novembre 2013

Retour à l'actualité cette semaine, avec : des nouveautés punks (The Love Triangle, Blank Pages, Frau), hardcore (Cheap Drugs, Ivy, Syndrome 81, Bad American) et rock indé (Dog Legs, Spray Paint, Alligator). Du côté de la rubrique historique, deux groupes méconnus à découvrir absolument, l'un de Nouvelle-Zélande (Riot 111) et l'autre de San Francisco (Adaptors), un classique (Wire) et un bref hommage à Lou Reed avec un vieux morceau du Velvet Underground. Le tout, à écouter et à télécharger ci-dessous (playlist détaillée à la suite) :


Pour télécharger l'émission, cliquez ici (clic droit puis "enregistrer la cible du lien sous")

Playlist :

THE LOVE TRIANGLE : I'm still waiting for a buzz
BLANK PAGES : Shelter
CHEAP DRUGS : WDC
IVY : Antsy
FRAU : Safety instructions
SYNDROME 81 : Recouvrance
BAD AMERICAN : Black rats
RIOT 111 : Move to riot
ADAPTORS : In the slot
WIRE : The 15th
THE VELVET UNDERGROUND : Heroin
DOG LEGS : Memory Chester lane
SPRAY PAINT : Bring dumpster back
ALLIGATOR : Invisible space

12 mars 2013

S.A.V. sur Radio Canut : Emission du 12 mars 2013

Des nouveautés rock indé (Gun Outfit, The Pheromoans, Waxahatchee, 1939 Ensemble, Parquet Courts, Taulard) et punk (Dead Ramones, Tercer Mundo, Aspirina Infantil, Natural Law, Télécommande) au programme, cette semaine. Côté rubrique "historique", on s'intéresse à trois groupes majeurs sur trois décennies différentes du rock new-yorkais : The Velvet Underground, Teenage Jesus & the Jerks et un vieux live de Sonic Youth. Le tout à écouter et à télécharger ci-dessous (playlist détaillée à la suite) :


Pour télécharger l'émission, cliquez ici (clic droit puis "enregistrer la cible du lien sous")

Playlist :

GUN OUTFIT : Flyin' low, Maria
THE PHEROMOANS : Art mist
WAXAHATCHEE : Coast to coast
DEAD RAMONES : Eagle of the road
TERCER MUNDO : Hijos de la noche
ASPIRINA INFANTIL : Peligroso
NATURAL LAW : An apology
THE VELVET UNDERGROUND : White light/white heat
TEENAGE JESUS & THE JERKS : Orphans
SONIC YOUTH : Death Valley '69 (live à Chicago, 1985)
1939 ENSEMBLE : Sad french song
TAULARD : Frankreich Katastrophe
PARQUET COURTS : Smart Alec kid
TELECOMMANDE : Loubards

28 novembre 2012

S.A.V. sur Radio Canut : Emission du 27 novembre 2012

Une émission en trois parties, cette semaine : un début consacré à des nouveautés rock indé/punk (Pissed Jeans, Parquets Courts, Masshysteri, The Nervous, Absurdo, Talk Normal, The Evens), la rubrique "historique" de l'émission (où l'on se penche, ce coup-ci, sur des chansons de Gang of Four, Abwärts et The Velvet Underground) et une dernière partie avec un groupe toulousain (My Imaginary loves), du rock indé local (Morse) et toute une série de groupes grenoblois (La Crève, Les Objets Meurent, Taulard et Chicken's call). Le tout à écouter et à télécharger librement ci-dessous (playlist détaillée à la suite) :


Pour télécharger l'émission, cliquez ici (clic droit puis "enregistrer la cible du lien sous")

Playlist :

PISSED JEANS : Bathroom laughter
PARQUET COURTS : Borrowed time
MASSHYSTERI : Immun
THE NERVOUS : Voices
ABSURDO : Pesadillas
TALK NORMAL : Shot this time
THE EVENS : Wanted criminals
GANG OF FOUR : Outside the train don't run on time
ABWÄRTS : Computerstaat
THE VELVET UNDERGROUND : Venus in furs
MY IMAGINARY LOVES : Marie Carangi
MORSE : Chrystie (radio signal)
LA CREVE : Vacances
LES OBJETS MEURENT : Hors d'oeuvre
TAULARD : Fuir
CHICKEN'S CALL : Courir

16 août 2011

S.A.V. la rediff' (3) : Spéciale années 1960 (émission du 19 octobre 2010)

Troisième rediff' de l'été (pour rappel, l'émission fait une pause tout le mois d'août). Ce coup-ci, on revient sur une émission consacrée aux années 1960 avec un savant mélange de quelques "classiques" incontournables (MC5, The Stooges, The Kinks, The Who, Pink Floyd, Velvet underground, Bob Dylan, The Beattles, The Rolling stones, Jimi Hendrix, The Animals...) et de quelques raretés (Jonathan Halper, 13th Floor Elevator, The Soft Machine, The Monks, The Sorrows...). A (re-)découvrir en libre écoute/téléchargement ci-dessous :



Pour télécharger l'émission (fichier mp3), cliquez ici (clic droit puis "enregistrer la cible du lien sous...")

La playlist de l'émission : 1.13th FLOORS ELEVATOR:You’re gonna miss me 2.THE SORROWS:Take a heart 3.THE ANIMALS:Talkin’ about you 4.BOB DYLAN:Highway 61 revisited 5.THE ROLLING STONES:Jumpin’ Jack flash 6.THE KINKS:Sunny afternoon 7.THE WHO:The Kids are alright 8.THE BEATTLES:Cry baby cry 9.JONATHAN HALPER:Leaving my old life behind 10.THE SOFT MACHINE:A certain kind 11.PINK FLOYD:See Emily play 12.THE DOORS:Strange days 13.JIMI HENDRIX:Crosstown traffic 14.THE MONKS:Monk time 15.THE VELVET UNDERGROUND:Here she comes now 16.MC5:Kick out the jam 17.THE STOOGES:1969

10 août 2011

S.A.V. la rediff' (2) : Spéciale rock new-yorkais (émission du 6 juillet 2010)

Deuxième rediff de l'été, en attendant la reprise de l'émission en septembre, avec, ce coup-ci, la première partie d'une spéciale sur l'histoire du rock new-yorkais (et, avec elle, une page essentielle de la naissance du rock indé et du punk). On s'intéressait, cette fois-ci, à une période allant jusqu'en 1977-78, en partant du Velvet Underground. La deuxième partie est à redécouvrir ici. Petit tour d'horizon des principaux groupes de cette scène mais aussi du contexte social et culturel dans lequel elle s'est développée. Retour, au passage, sur une de mes premières émissions sur radio Canut avec la voix hésitante en bonus !



Pour télécharger l'émission (fichier mp3), cliquez ici (clic droit puis "enregistrer la cible du lien sous...")

La playlist de l'émission : 1.THE VELVET UNDERGROUND:White light/white heat 2.THE VELVET UNDERGROUND:Venus in furs 3.LOU REED:Walk on the wild side 4.THE NEON BOYS:That's all i know (right now) 5.NEW-YORK DOLLS:Chatterbox 6.LAUGHING DOGS:I need a million 7.THE HEARTBREAKERS:Get off the phone 8.THE RAMONES:Blitzkrieg bop 9.PATTI SMITH:Free money 10.TELEVISION:See no evil 11.BLONDIE:Rip her tos shreds 12.TALKING HEADS:Psycho killer 13.RICHARD HELL AND THE VOIDOIDS:Blank generation 14.THE CRAMPS:New kind of kick

19 octobre 2010

S.A.V. sur Radio Canut : Les Années 1960 (émission du 19 octobre 2010)

Quatrième et dernière partie de cette histoire subjective du rock indé dans l'émission S.A.V., avec les années 1960 cette fois-ci (les 1970s, 1980s et 1990s en podcast sur ce blog). Après, promis, on revient à des choses plus récentes (encore que, comme d'hab', je mélangerai toujours allégrement les genres et les époques). L'occasion, à la fois, de revisiter quelques classiques (MC5, The Stooges, The Kinks, The Who, Pink Floyd, Velvet underground, Bob Dylan, The Beattles, The Rolling stones, Jimi Hendrix, The Animals...) et d'essayer d'exhumer quelques groupes beaucoup moins connus (Jonathan Halper, 13th Floor Elevator, The Soft Machine, The Monks, The Sorrows...). Comme d'hab', l'émission est en libre écoute et téléchargement ci-dessous et la liste complète des morceaux est à suivre dans les commentaires :



Pour télécharger le podcast de l'émission (fichier mp3), cliquez ici (clic droit puis "enregistrer la cible du lien sous...")

4 mai 2010

La Chanson de la semaine (2): Venus in furs (The Velvet Underground)

Pour cette seconde édition de "la chanson de la semaine", un nouveau classique (encore plus classique que "some velvet morning")... Pour commencer ce blog, il faut bien afficher ses références (promis, la prochaine fois, je vous parlerai de groupes moins connus). Et quelle référence cette fois-ci ! Allez, n'hésitons pas : un des meilleurs morceaux de toute l'histoire du rock. L'un des plus influents aussi : on dit que le Velvet Underground n'a pas connu un grand succès, à son époque, mais que tous ceux qui ont écouté ce disque à ce moment-là ont formé un groupe. Pourtant, contrairement à "some velvet morning", on dénombre très peu de reprises du morceau et aucune marquante (à ma connaissance). Trop intimidant, sans doute. Comment serait-il possible de dépasser l'original ? L'arrangement est parfait avec cette rythmique hypnotique, ce son de guitare si particulier et ce violon déchiré, sans parler du chant de Lou Reed. Un must, je vous dis ! Difficile de se renouveler sur le sujet, du coup. Je tente l'affaire en abordant cette chanson sous son angle le moins connu : le roman dont elle s'inspire et auquel elle renvoie directement : La Vénus à la fourrure de Leopold von Sacher-Masoch.

On dit souvent que la plus belle chose qui puisse arriver à un écrivain est de voir son nom transformé en adjectif... Les exemples sont rares. Les plus célèbres sont Corneille ("un choix cornélien") ou bien Sade qui a donné le "sadisme". Mais il y a encore mieux, selon moi : qu'un de ses romans devienne une chanson de rock, surtout s'il est question d'un groupe du calibre du Velvet Underground ! C'est ce double destin qu'a connu l'écrivain de langue allemande Leopold von Sacher-Masoch : non seulement son nom a donné le "masochisme" mais son roman La Vénus à la fourrure a inspiré cette célèbre chanson du Velvet underground. Pourtant, si cet écrivain connut, de son vivant, un certain succès, la plupart des gens ignorent aujourd'hui son nom et ne savent ni que le mot "masochisme" vient de lui ni que la chanson du Velvet Undeground vient d'un de ses romans.
Sacher-Masoch est né en 1835, à Lemberg, en Galicie. Professeur d'histoire, ses premiers romans sont historiques. Cependant, on a surtout retenu de ses oeuvres les pratiques amoureuses et sexuelles qui y sont décrites : ses personnages mettent en place avec leur maîtresse un rituel amoureux hyper-codifié (généralement entériné par un contrat) dans lequel l'homme est dominé par une femme opulente en fourrure et armée d'un fouet. C'est à partir de l'étude de ces rituels que Krafft-Ebing se sert de son nom pour désigner une perversion, en 1886. Le tout a lieu du vivant de l'auteur qui apprécie peu cet "hommage". Son oeuvre est trop ambitieuse pour qu'il se voit ainsi identifié à une simple pratique sexuelle. La plupart de ses romans sont rassemblés dans un grand cycle (inachevé) intitulé "Le Legs de Caïn" qui devait traiter de six thèmes : l'amour, la propriété, l'argent, l'Etat, la guerre et la mort. La Vénus à la fourrure relève de ce premier thème. Le roman est publié en 1870. Dans ce texte, un jeune homme (Severin) raconte (dans une sorte de roman dans le roman intitulé "Confessions d'un suprasensuel") comment il se soumit volontairement à une femme nommée Wanda, à travers une série de rituels hyper-codifiés. Peu à peu, l'aventure tourne mal, notamment avec l'introduction d'un nouveau personnage (appelé "le Grec", comparé à Apollon... oui, toujours les références à la mythologie antique) et la trahison de Wanda. Le récit se termine sur une note amère et la désillusion de Severin. Trois ans après cette trahison, Wanda écrit à ce dernier et espère que celui-ci s'est enfin délivré de l'image idéalisée qu'il se faisait d'elle (et de La Femme, en général). La leçon finale qu'en tire Severin est à double tranchant : d'un côté, il espère une future égalité en droits et en faits de l'homme et de la femme (mais aussi, plus largement des hommes entre eux) qui seule rendrait possible une relation amoureuse heureuse, délivrée de toutes questions de pouvoir entre les amants ; de l'autre, il conclut cyniquement que, "pour le moment, nous n'avons qu'une alternative : être le marteau ou l'enclume"... Ce faisant, il glissait de la question de l'Amour à celle de la Politique. Gilles Deleuze, en 1967 (soit la même année que l'album du Velvet Underground), s'est longuement intéressé à ce texte dans cette perspective (lui qui en a popularisé la traduction française, jointe à son ouvrage Présentation de Sacher-Masoch). Inutile de revenir là-dessus, les curieux pourront s'y référer. Quoi que l'on puisse penser, par ailleurs, de ce type de relations amoureuses, un tel auteur méritait assurément qu'on s'y intéresse. C'est chose faite.
Une question demeure, cependant : qu'est-ce qui a pu à ce point fasciner Lou Reed pour qu'il fasse de ce roman une chanson ? Le texte de "Venus in furs" (écrit par Lou Reed, dès 1965) évoque à son tour cette vénus habillée d'une fourrure, avec des bottes de cuir et son fouet, ainsi que le personnage de Severin (les paroles, ici). Il reprend la conclusion amère du roman : les coups de fouet de Wanda censés "guérir" Severin de son idéalisme. Le refrain insiste sur cette désillusion et se termine sur cette image : " different colors made of tears". Une seule chose est sûre : en 1967, alors que sort le fameux album à la banane (dont la pochette est dessinée par Andy Warhol), nous sommes très loin de la vague hippie de l'époque. Le groupe aurait voulu se démarquer de ses contemporains et des groupes de rock californien qu'il n'aurait pas pu mieux s'y prendre. Alors que les hippies célébrent l'amour et le pacifisme, Lou Reed et ses accolytes se réfèrent à un roman qui explique, plus ou moins, que l'amour est déjà le terrain d'une sorte de guerre. Chacun, selon ses convictions, choisira son camp entre ces deux discours a priori antagonistes. A moins qu'on refuse de choisir entre les deux et que l'on corrige le cynisme des uns par l'idéalisme des autres, et réciproquement... A moins aussi, après tout, que nous n'ayons là affaire qu'à deux variétés différentes de romantisme, l'un qui ne serait que positivité et l'autre qui incarnerait ce qu'on peut appeler un romantisme noir ? A débattre. Quoi qu'il en soit et pour revenir à la musique, le Velvet Underground, avec cette chanson et d'autres (Heroin, I'm waiting for the man, etc.), allait incarner, pour les décennies à venir, une image transgressive et sombre du rock. Les surfeurs californiens allaient céder la place à une horde de noctambules à la peau pâle, vêtus de vestes en cuir et à l'ironie féroce. Qui s'amusera à énumérer tous les groupes géniaux qui se sont inscrits dans cette lignée depuis ?