Depuis quelques temps, c'est comme s'il sortait un nouveau super groupe australien toutes les semaines... difficile de dire s'il s'agit d'un simple effet d'optique dû à une attention soudaine à la scène rock indé/punk de ce pays ou si toute cette scène est réellement émergente, mais la liste de bons groupes venant d'Australie ne cesse de s'allonger : Naked on the vague, Circle Pit, Jonny Telafone, TV Colours, The UV Race, Assassins 88, The Twerps, Eddy Current Suppression ring, Super Wild Horses, etc. etc. A chaque fois, le son est crade, la musique directe, dans un joyeux mélange de garage hyper efficace, de post-punk et de pop lo-fi. Le tout savamment distillé par une série de labels qui comptent parmi les plus passionnants du moment comme R.I.P. Society ou Dream Damage... Woollen Kits, un trio garage punk pop de Melbourne, est à ajouter à la liste de ces bons groupes. "Maths", le morceau que je vous propose de découvrir ci-dessous, sort le 20 juin prochain sur un split 7" avec Bed Wettin Bad Boys, sur R.I.P. Society :
Affichage des articles dont le libellé est garage rock. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est garage rock. Afficher tous les articles
11 juin 2011
30 décembre 2010
Les Albums de l'année 2010 (3) : Siskiyou, Harlem, Le Prince Miiaou
Troisième et dernière étape de ce retour en musique sur quelques disques marquants de l'année. Au programme : de la folk étincelante, du garage/pop survitaminé et une découverte française de grand talent !
- SISKIYOU, Siskiyou (Constellation Records) : Décidément, l'année 2010 aura été bonne du côté du label montréalais Constellation et apporte un vrai démenti à tous ceux qui glosent sur le déclin du label et sa difficulté à renouveler ses productions... Nouvel arrivé, Siskiyou s'inscrit dans la ligne récente du label : une folk brute et élégante arrangée avec sobriété et un indéniable talent. Une musique qui évoque les grands espaces désertiques, quelque part à la tombée de la nuit (Siskiyou est le nom d'une région montagneuse sauvage au nord de la Californie). A mon humble avis, le meilleur album de folk de l'année... Ci-dessous, je vous propose d'écouter le morceau "Never ever ever ever again" :
- LE PRINCE MIIAOU, Safety first (autoproduit) : Premier véritable album (autoproduit, ce qui mérite d'être signalé...) du Prince Miiaou (après un EP du même nom), Safety first est une vrai réussite. Pour situer un peu son univers, ces chansons assez sombres (souvent en anglais, parfois en français) évoquent parfois quelques très bonnes références dans le genre comme Mansfield Tya ou Laetitia Sheriff. Un nouvel album devrait arriver en 2011 et je suis de ceux qui l'attendent avec beaucoup de curiosité ! Pour l'instant, je vous propose d'écouter "our tale", le premier morceau de ce disque, ci-dessous :
- HARLEM, Hippies (Female Fantasy/Matador Records) : Harlem, c'est la bouffée de bonne humeur et d'énergie positive de l'année, un disque de garage rock/pop directe branchée sur 10 000 volts, le genre d'album qui donne envie de gigoter dans tous les sens. Idéal pour terminer en beauté cette petite rétrospective. Comme j'en parlais récemment plus en détail sur ce blog (c'était ici, avec deux morceaux en écoute : http://seul-avec-vous.blogspot.com/2010/12/la-chanson-de-la-semaine-34-gay-human.html), je ne m'éternise pas trop sur le sujet et me contente de vous proposer un troisième morceau ("friendly ghost") extrait de ce disque :
Libellés :
2010,
folk,
garage rock,
Harlem,
La Chanson de la semaine,
Le Prince Miiaou,
rock indé,
Siskiyou
19 décembre 2010
La Chanson de la semaine (34) : Pissed + Gay human bones (Harlem)
C'est avec un peu de retard que je vous parle de cet album sorti au début du mois d'avril 2010 mais mieux vaut tard que jamais, non ? Il faut dire, pour mon excuse, qu'à l'époque ce blog n'existait pas encore et que je n'étais pas alors au mieux de ma forme. Ceci dit, après coup, je me dis que ça m'aurait fait le plus grand bien d'écouter ce disque à ce moment là car Hippies, deuxième album du groupe Harlem sorti sur le label Matador, fait l'effet d'une cure intense de vitamine C. Le disque est composé de 16 morceaux garage/pop/rock indé du plus bel effet, tous frétillants et sautillants de partout. Je garderai, certes, les qualificatifs de "génial", "inouï" et "inédit" de côté tant ces morceaux de 2min et quelques chacun n'ont rien de franchement novateurs. Ce n'est pas une raison pour bouder son plaisir pour autant. En ces temps de grand froid, ce genre de musique qui vous botte l'arrière-train, vous met des fourmis dans les jambes et vous donne envie de gigoter du bassin, ça ne fait jamais de mal, non ? Alors, je vous propose d'écouter avec moi "Pissed", un morceau tout plein de surprises et de rebondissements que je vous recommande chaudement... et puis, comme une double dose de vitamine C en intraveineuse vaut mieux que deux (et que je suis un garçon très sympathique), je mets à la suite "Gay human bones" qui sonne un peu comme des Pixies sous euphorisant, je trouve (si ça, ça vous donne pas envie d'écouter...) !
Libellés :
garage rock,
Harlem,
La Chanson de la semaine,
pop,
rock indé
16 octobre 2010
La Chanson de la semaine (25) : Monk Time (The Monks)
The Monks est vraiment un drôle de groupe. Libérés du service militaire qui les avait entraîné en Allemagne, Gary Burger, Dave Day, Eddie Shaw, Larry Clark et Roger Johnston (tous américains) décident de rester en RFA et forment ce groupe au début des années 1960 (après s'être d'abord appelés The Torquays). Ils se produisent alors sur scène entièrement habillés en noir, avec une corde autour du cou et arborant fièrement une tonsure de moines ! En 1966, ils sortent leur premier et unique album (leur maison de disque ne les resignera pas après ce premier essai...), intitulé Black Monk Time. Leur musique est assez inclassable : rythmiques endiablées, claviers agressifs, chansons ne respectant aucune structure classique du type couplet/refrain, chant hurlé avec paroles énigmatiques (du style : "James Bond who was he?", "you're a monk, i'm a monk, we're all monks", "it's beat time, it's hop time, it's monk time now !"), musique frénétique qui dégage une énergie incroyable et banjo électrique à 6 cordes en guise de guitare ! Je vous ai suffisamment intrigué-es ? Alors, écoutez vite le morceau "Monk time" qui ouvre cet album, ci-dessous, en attendant de le retrouver dans l'émission de S.A.V. spéciale années 1960, ce mardi 19 :
Libellés :
1960s,
garage rock,
La Chanson de la semaine,
The Monks
Inscription à :
Articles (Atom)





